La fin du collége unique

Quid de la réforme du collége unique sur la forme et sur le fond ?…..
Le gouvernement voulant aller vite est passé en force le mercredi 20mai sans consulter préalablement les syndicats d’enseignants les plus repésentatifs, sans qu’il y ai eu un véritable débat, et que des amendements puissent être apportés !.
L’exécutif a donc publié au jounal officiel le décrét et l’arrété qui méttront en oeuvre le projet pour la rentrée scolaire 2016.
Passage en force donc de l’exutif !…..Les syndicats majoritaires FSU SNES,et SNALC ont évidemment ressentis la pubication comme un profond mépris.

Qu’en est-il sur la nature et les enjeux. de cette réforme. De l’évolution politique et des choix de société ?
Il s’agit sous le couvert de la lutte contre les inégalités de fournir les cadres mentaux nécéssaires à l’economie numérique et au mode de développement dominant, en rendant par exemple optionnel les humanités latin grec qui sont les soubassements de notre langue, de nos manières de penser et de percevoir, en fait d’altèrer l’esprit critique.

- En histoire abandon de l’enseignement chronologique au profit d’une histoire thématique. Relativisation de l’apport des lumieres et de la révolution de 89 par rapport à l’enseignement de l’islam. Moralisation sur la colonisation en faisant l’impasse sur ses causes et ses enjeux au 19ème siécle.Pour ne prendre que quelques exemple.
In finé c’est tout l’expliquer comprendre qui est remanié. dont la conséquence sera la connaissance partielle, et donc partiale de nôtre histoire ; et, nous savons ce que l’on devient quand on perd la mèmoire ?…….

Abandon des classes bilinguistes anglais allemand dès la 6ème ……
En soulignant l’importance de l’allemand langue des philosophes avec le Français bien sûr. Perte de l’outil spéculatif et du cogito.

- En mathématique disparait des programmes une grande partie de la géométrie plane qui permet de construire des raisonnements concrets, au profit de la géometrie analytique qui permet de faire des calculs.
Quant à l’aspect jargonnant des programmes de sport et autre référentiel bondissant, horizontalité en espace normalisé d’eau profonde : c’est à pleurer.!!!!!

Plutôt que des rythmes scolaires, il serait plus judicieux de s’interroger sur le contenu des heures des programmes.

Tous égaux et tous analphabétes. demain dans un monde big brother ;
Jean Pierre Nardou

1 commentaire sur La fin du collége unique

  1. Car le premier absent de la réforme du collège, c’est la réponse à la misère de milliers de collégiens qui font des études le ventre creux, sans chaussettes l’hiver, abreuvés de télé-réalité comme modèle comportemental, et qui parfois sont les seuls à la maison à avoir un réveil qui sonne. Qui n’a pas vu des jeunes s’évanouir en classe parce qu’ils n’ont pas mangé depuis la veille, qui ne sait pas qu’avant les jours sans cantine on se gave tant qu’on peut, ne sait pas de quoi le pays est malade à tous les étages, en plus de la stupidité cruelle et de ceux qui parlent en son nom. Oui, j’ai beaucoup de mal à rester zen devant les surenchères actuelles mais j’entends en même temps l’écho du silence vertigineux qui a accompagné le massacre en silence de l’enseignement professionnel depuis 2002 : 184 fermetures de lycées professionnels, dont 36 lycées fermés sous le gouvernement de « gôche » ! Et je les vois tenir leurs réunions bidon pour « motiver les jeunes à aller dans l’apprentissage » en faisant de nouveau cadeaux aux patrons comme si, là encore, la politique de l’offre pouvait produire autre chose que du gâchis. Quand ces gens se demanderont ils pourquoi 25 % des jeunes en apprentissage rompent leur contrat au bout de trois mois.

    La vérité du plan gouvernemental tient d’abord dans les exigences de court terme : faire les coupes budgétaires nécessaires dans le premier budget du pays. Point final. Ici l’enfumage est total. Hollande peut continuer ses numéros sur la jeunesse et l’école sans que ses passe-plats médiatiques ne le reprennent. Pourtant sur les 60 000 postes promis, moins de 4 000 ont été créés. Exactement 3 856 dont 950 en collèges et lycées ! Il aura été créé moins de 1 000 postes en collèges et lycées ! Le bidouillage des chiffres consiste à mettre en avant les 28 000 postes de stagiaires créés. Mais ces postes ne sont pas définitifs ! Ils ne le deviennent que si un titulaire s’en va ou si un poste supplémentaire est créé. Or, l’essentiel des 28 000 vont être absorbés pour remplacer des départs en retraite. Mais ce doit être trop long à expliquer en format télé et ça ne fait pas le buzz.

    Le second objectif de fond est bien plus lourd. Il s’inscrit dans la durée. Le vice est logé dans les 20% des moyens horaires dont l’affectation sera décidée dans chaque collège ! Fin de l’égalité de formation des élèves, fin du collège unique mais par la pire méthode : l’inégalité de la formation initiale, dès le collège. Dans chaque collège commencera donc une incroyable sarabande de compétition entre les enseignants pour savoir quelle discipline aura des heures et quelle autre sera diminuée. Une partie de ces horaires à la carte sont réservés à des enseignements pluridisciplinaires. Pourquoi pas dira-t-on ? Mais l’enseignement pluridisciplinaire est un exercice pédagogique compliqué. Ça s’apprend. Quand et où ? C’est chronophage pour les enseignants car c’est beaucoup de préparation. Pour le même temps de travail ? Pour la même paye ? Allons ! Ce n’est pas sérieux ! Et les élèves ? Quelle garantie a–t-on qu’ils conserveront un accès efficace à l’acquisition des connaissances dont ils ont besoin avec 400 heures de moins d’enseignement dans les diverses disciplines alors qu’on ne sait pas encore à quoi correspond ce type d’enseignement pluridisciplinaire !

    Si chaque collège a sa propre grille horaire et sa propre « dominante » dans telle ou telle discipline, alors tout le monde comprend qu’un marché est ainsi créé. Chaque établissement aura désormais son « caractère propre ». Ainsi sera réalisé le grand projet d’établissements d’enseignements concurrentiels. Viendront les établissements privés en toute quiétude, pas seulement confessionnels mais bel et bien vendeurs de savoirs. Chacun pourra recevoir un chèque éducation et choisir l’établissement de son choix en recevant sa part personnelle du budget de l’État. C’est au programme du Front National. On incitera les « investisseurs » à créer de tels établissements, comme on l’a fait hier pour les cliniques logées dans les hôpitaux publics et on pourra même imaginer un paiement à l’acte pour chacun. Grosse, la ficelle. Après la réforme de l’université et celle du lycée nous voici au collège. Bientôt l’école primaire et la maternelle !

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