La Grèce

Quand le peuple Grec est souverain avec le référendum

Ce dimanche 20/09/2015 le peuple Grec reconduisait avec 35,46% des suffrages son premier ministre Alexis Tsipras pour la 3eme fois dans ses fonctions de chef de Gouvernement. La preuve imparable par cette majorité qu’il est le dépositaire de la confiance populaire !
Il devra s’associer pour gouverner avec un parti souverainiste, mais profondément anti austérité. On échappe rarement aux alliances politiques dans la réalité pour gouverner.

Une brève rétrospective depuis la crise 2007 2011

La crise financière de 2007 est l’explosion de la bulle spéculative produite par des placements financiers douteux (produit toxiques) associé avec des réactions en cascade à la faillite de la plus grande banque américaine Lehman Brothers.
Les conséquences sur les actifs des banques et des organismes d’investissements européens furent dévastatrices et amenèrent les banques grecques fragilisés au bord de la faillite.

La responsabilité de la finance dans la dette grecque

Le renflouement des banques s’est fait par les états qui se sont donc endettés auprès des marchés financiers pour stabiliser leur trésorerie et sauver leur économie. Ce qui revint au final à se servir de l’argent public pour financer des intérêts privés.

C’est la principale raison de la dette des pays européens et pour rembourser, la commission européenne fait appliquer sur le dos des peuples européens des politiques d’austérité. C’est tout particulièrement vrai sur celui du peuple grec qui a vu sa dette considérablement augmenter par le fait que les marchés financiers lui prêtent à des taux élevés. Ces faits se combinent aussi avec un état corrompu, une importante évasion fiscale, et la difficulté de lever l’impôt auprès du clergé orthodoxe et des grands armateurs.

La négociation du plan d’aide avec les institutions européennes :

Alexis Tiras lors de son élection aux législatives de janvier 2015 puis du référendum de juillet, avait mal estimé les conditions du rapport des forces politiques en Europe. Il n’a pas été soutenu par les sociales démocraties européennes y compris par la France.
Sous la pression des institutions européennes , de la rigoriste Allemagne et du fonds monétaire international et surtout sans plan B pour peser sur les négociations et sur l’autocratie des dirigeants européens, Alexis Tsipras a dû accepter « un plan d’aide » de 86 milliards sans aucun apurement ni allégement de la dette, allant à l’encontre de la volonté du peuple Grec.
Même les économistes les plus libéraux annoncent que cette dette ne pourra jamais être remboursée par l’état grec

Constat et espoir en Europe pour une autre politique :

Mais qu’était il donc possible de faire ?……..Les plus radicaux des grecs pensent que Tsipras a renoncé à son programme initial, la majorité pense qu’il avait le couteau sous la gorge et ne pouvait faire autrement pour éviter la faillite de son pays.

La politique d’austérité va s’appliquer avec sévérité en Grèce et personne ne sait dire aujourd’hui comment ces réformes brutales (hausse de la TVA, gel des salaires, retraite à 67 ans, privatisation des secteurs publics) seront acceptées dans 6 mois par le peuple.

En tout cas, la médiatisation de la crise grec a mis sur la place publique les conséquences sociales désastreuses des politiques d’austérité en Europe (Chômage record en en Europe y compris en France avec une accélération de la paupérisation)
Et de plus en plus de voix en Europe pensent qu’une autre orientation que l’orthodoxie libérale est possible
Au Royaume Uni l’élection du radical Jérémy CORBYN leader du parti travailliste, proche des partis anti-austérité grec SYRIZA et espagnol PODEMOS, marque un retour aux valeurs fondamentales de gauche 63.

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